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Jean-Thomas Trojani : Une fois de plus, l’État se décharge de ses missions

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Quand nous ne pouvons nous rappeler un objet, il est inutile de nous livrer à des efforts qui ne servent qu’à nous épuiser davantage ; le mieux est au contraire de nous livrer quelque temps au repos et de laisser aux matériaux nutritifs le temps de s’accumuler. C’est la seule solution, en particulier en milieu rural, pour répondre à la crise économique, écologique et sociale du transport. Se demander si l’univers existe dans notre pensée seulement ou en dehors d’elle, c’est donc énoncer le problème en termes insolubles, à supposer qu’ils soient intelligibles ; c’est se condamner à une discussion stérile, où les termes pensée, existence, univers, seront néces­sairement pris de part et d’autre dans des sens tout différents. Ainsi pour la vie et pour les phénomènes physico-chimiques en lesquels on prétendrait la résoudre. Car les gouvernants sont aussi bien les esclaves de leur organisation et de leur discipline que les gouvernés sont les esclaves des gouvernants. C’est que, si le changement est réel et même consti­tutif de toute réalité, nous devons envisager le passé autrement que nous n’avons été habitués à le faire par la philosophie et même par le langage. Ce qui se dirait des phénomènes astronomiques pourrait se dire de tous ceux que la science a ramenés à des lois régulières, simples, et qui paraissent tenir de très-près, en raison de cette simplicité même, aux lois primordiales qui nous sont cachées. Pour les uns, la durée de la vie s’abrège ; pour les autres, la multiplication se restreint. La disponibilité du véhicule, que ce soit pour une période longue ou courte, sera gérée à distance par des prestataires gestionnaires de flotte. Si leur plus haute capacité est de vivre dans l’esclavage intellectuel, qu’ils restent esclaves. Mais le verbe lui-même, si l’on s’en tient à la partie éclairée de la représentation qu’il évoque, n’exprime guère autre chose. L’activité de l’esprit déborde infiniment la masse des souve­nirs accumulés, comme cette masse de souvenirs déborde infiniment elle-même les sensations et les mouvements de l’heure présente ; mais ces sensa­tions et ces mouvements conditionnent ce qu’on pourrait appeler l’attention à la vie, et c’est pourquoi tout dépend de leur cohésion dans le travail normal de l’esprit, comme dans une pyramide qui se tiendrait debout sur sa pointe. En vain nous poussons le vivant dans tel ou tel de nos cadres. Et d’abord, n’est-il pas évident qu’on se place dans une région trop élevée, qu’on s’éloigne trop de la nature et de ce qu’on pourrait appeler les conditions moyennes de l’humanité, quand on fait consister ce caractère distinctif dans la perception des vérités absolues et nécessaires, dans la conception de Dieu et de l’infini ? Il est encore trop tôt pour dresser un bilan exhaustif de tous ces programmes, d’autant que certains en sont encore au stade de démarrage. Selon nous, cette vision de ce que devrait être une « entreprise responsable » pose un problème de sens encore plus important que le greenwashing. Or nous ne demandons pas autre chose pour le moment, car c’est de la perception pure que nous traitons ici, et non de la perception compliquée de mémoire. Il est aussi complet que le sera l’image une fois ressuscitée, mais il contient à l’état d’implication réciproque ce que l’image développera en parties exté­rieures les unes aux autres. Mais on peut aller plus loin, et soutenir qu’il y a des défauts dont nous rions tout en les sachant graves : par exemple l’avarice d’Harpagon. L’objet de la philosophie serait atteint si cette intuition pouvait se soutenir, se généraliser, et surtout s’assurer des points de repère extérieurs pour ne pas s’égarer. Il faut donc trouver un moyen de rendre à la fois et la pensée réelle et la réalité intelligible, en substituant à l’unité purement extérieure du mécanisme universel l’unité interne et organique d’une harmonie systématique. Tous tombèrent en décomposition, sous des influences diverses, en réalité parce qu’ils étaient trop grands pour vivre. Le Parlement s’acquitte-t-il toujours de sa mission ? Les performances commerciales limitées du Maroc, invitent à soumettre à un réel examen critique de telles dénominations. Les argumens sans pensées, comme dans la scolastique, sont « vides ; » mais les pensées sans argumens sont « aveugles, » pour emprunter à Kant la distinction célèbre qu’il applique à l’union nécessaire des concepts et des sensations. Ces vertus sont ridicules, lamentables. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Pierre Desproges « L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui ».

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